Ce premier miracle de Jésus a inspiré de nombreux artistes. C’est vraisemblablement le troisième jour après que Nathanaël eut été présenté à Jésus et qu’il fut devenu un de ses disciples que Jésus se trouva à Cana et assista à un festin de mariage, sa mère et ses frères étant également présents. Jésus y opéra son miracle, changeant de l’eau en un vin excellent.
Les Noces de Cana inv 142 Paolo CALIARI, dit VÉRONÈSE Vers 1563. Un des plus grands tableaux du Louvre, entré en 1798. Terminé en 1563 pour le réfectoire des bénédictins de San Giorgio Maggiore à Venise.
« Deux jours après, il y eut un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là, et on avait aussi invité Jésus et ses disciples à ce mariage. A un moment donné, il ne resta plus de vin. La mère de Jésus lui dit alors : « Ils n'ont plus de vin. » Mais Jésus lui répondit : « Mère, est-ce à toi de me dire ce que j'ai à faire ? Mon heure n'est pas encore venue. » La mère de Jésus dit alors aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. » Il y avait là six récipients de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs rites de purification. Chacun d'eux pouvait contenir une centaine de litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau ces récipients. » Ils les remplirent jusqu'au bord.
Alors Jésus leur dit : « Puisez maintenant un peu de cette eau et portez-en au maître de la fête. » C'est ce qu'ils firent. Le maître de la fête goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient. Il appela donc le marié et lui dit : « Tout le monde commence par offrir le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu'à maintenant ! » Voilà comment Jésus fit le premier de ses signes miraculeux, à Cana en Galilée ; il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui. » - Jean 2 :1-11, Bible en français courant
Les Noces de Cana INV. 431
Leandro dal Ponte, dit Leandro BASSANO Après 1578 Leandro aime les effets de matière ainsi que les natures mortes précieuses et émaillées prébaroques exécutées dans des tonalités fraîches. Cette composition est une variante d'un original peint par Jacopo en collaboration avec son troisième fils, Leandro, vers 1579.
Les évangiles mentionnent quelque 35 miracles de Jésus
Les évangiles n’emploient jamais le mot original rendu par miracle. Trois termes grecs sont utilisés. Le premier, dunamis, signifie littéralement puissance. Il décrit l’événement sous l’angle de la puissance divine en action (Luc 9:37-43). Il peut-être rendu par ‘capacité, œuvres de puissance’ (Luc 8 :46, Matthieu 11:20, 25:15). Le second, téras, est souvent traduit par présage ou prodige (Jean 4:48; Actes 2:19). Il souligne l’effet produit sur les observateurs. Le dernier terme, sêméïon, a le sens de signe. Il met l’accent sur la signification profonde du miracle, un signe qui transmet une vérité.
Ces récits sont-ils imaginaires et allégoriques
ou des faits réels et historiques ?
Les Noces de Cana R.F. 1980-5
Juan de VALDÉS LEAL Séville, 1622 Cette oeuvre, ainsi que Le Repas chez Simon, doit être considérée moins comme une esquisse que comme un tableau en petit ou un élément de prédelle.
Le retable ci-dessous intégre les portraits du donateur, Jean de Sedano, marchand castillan établi à Bruges, et de son épouse Marie. L'évolution physionomique des portraits permet de situer cette commande bien après celle du Triptyque de la Vierge en trône (R.F. 588), peut-être en rapport, vu son iconographie eucharistique, avec l'admission du modèle dans la Confrérie du Saint-Sang, dont les emblèmes rameaux d'argent entrelacés et gouttes de sang sont brodés sur son manteau.
Les Noces de Cana INV. 1995
Gérard DAVID Bruges, 1523 Le tableau, dont certaines parties reviennent peut-être à l'atelier, se situe certainement à la fin de la carrière du peintre, étant donné son luminisme sombre et fondu. Acquis par Louis XIV en 1669 auprès du peintre flamand J.-C. de Witte
L’analyse des miracles de Jésus serait incomplète si on la limitait aux arguments en faveur de leur authenticité. Les évangiles révèlent un homme aux sentiments profonds, d’une compassion inégalée, et qui se souciait sincèrement du bien-être des autres. Son empathie le poussait à employer la puissance divine pour aider les gens.
« Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours » lit-on en Hébreux 13:8. Il est donc prêt à utiliser ses miraculeux pouvoirs divins d’une façon bien plus remarquable encore que lorsqu’il était homme sur la terre. Oui, on ne peut croire en la Bible sans croire à ses miracles.