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Ougarit

Les découvertes archéologiques faites à Ougarit ont amélioré notre compréhension des Écritures. Bref retour sur les similitudes et les différences avec la religion d’Israël avec ce parcours dans les salles du Levant du département des Antiquités orientales.
                   
La ville antique se situe en dehors des frontières de Canaan. Elle nous donne cependant un aperçu intéressant du mode de vie répandu dans cette région avant l’arrivée des Israélites. Les habitants n’ont laissé aucune trace écrite durable, car le papyrus qui servait de support matériel n’a pas résisté à l’usure du temps. Par contre, des milliers de tablettes d’argile ont été découvertes dans les vestiges d’Ougarit.

Ougarit, Ville antique sous le signe de Baal

Les fouilles du palais d'Ugarit
ont livré des dépôts
d'archives considérables,
rédigées en
plusieurs écritures et
en diverses langues.

Ce multilinguisme témoigne
de la richesse de la
civilisation
de cette ville,

véritable carrefour commercial
et « rencontre de l’Orient et de
la Méditerranée ». AA258
                   
Les fouilles archéologiques ont débuté en 1929 suite à une découverte fortuite faite par un paysan labourant son champ et se heurtant à une tombe pleine de céramiques. Pour Roland de Vaux, les textes reflètent assez exactement la civilisation du pays de Canaan à la veille de la conquête israélite.  AA259
                   
   

Les découvertes archéologiques à Ougarit
ont amélioré notre compréhension des Écritures.
Ces textes forment une véritable toile de fond
sur laquelle se dessinent les contours de
la société et de la religion proprement bibliques.
 
   

Aucune découverte archéologique, pas même celle
des Rouleaux de la mer Morte, n’a eu une telle incidence
sur la compréhension de la Bible

Bien qu’Ougarit ait été en dehors des limites de Canaan, ses habitants adoraient les mêmes dieux et déesses. Les textes de Ras Shamra révèlent un panthéon de plus de 200 divinités. Dans les grandes lignes les religions étaient similaires. El était le dieu suprême. (El signifiant tout simplement « dieu »). On l’imaginait sous les traits d’un vieux sage à barbe blanche qui s’était éloigné de l’humanité. Il avait laissé au poste de commandement l’actif et vigoureux Baal ; dieu fort et ambitieux qui cherchait à régner sur les dieux et les hommes. Il était menacé par deux rivaux. L’un était Yam, dieu de la mer, et l’autre Môt, la Mort. Anat, la sœur de Baal était son plus ardent défenseur.
                   
<  Tablette :
la naissance des
dieux gracieux
et beaux 
AO 17189
 
Ecriture cunéiforme alphabétique
Ras Shamra
 
Levant
salle B vit 12
Couvercle de pyxide >
Déesse nourrissant
des caprins
AO 11601

Ivoire
Levant
salle B vit 7
                   
Invocation ‘ aux dieux gracieux ’ puis au règne de Môt (la Mort), ce récit mythique est celui du mariage sacré du grand dieu El avec deux femmes dont il naît deux divinités astrales : Shahar et Shalim, l'étoile du matin et l'étoile du soir (www.louvre.fr).

Les textes découverts faisaient vraisemblablement l’objet de récitations à l’occasion des fêtes religieuses, lors du nouvel an ou de la moisson, par exemple. Toutefois, leur interprétation exacte est obscure. AA260
                   
La prééminence de Baal était considérée comme essentielle à la réussite des entreprises humaines. Sa toute-puissance réaffirmée était une garantie de prospérité pour les récoltes et le bétail et donc pour la survie de l’homme. Ces dieux mythiques ne signifient plus grand-chose pour l’homme d’aujourd’hui. Mais pour les Israélites, ils risquaient de les détourner de leur attachement au Dieu unique qui s’était révélé à eux.

Prééminence de Baal et bassesse de la religion ougaritique

Ougarit,



 
Ville antique

 
sous le signe

 
de Baal
Stèle du Baal au foudre         Baal brandissant le foudre  AO 11598
                   
Les textes mis au jour attestent la bassesse de la religion ougaritique. Les dieux cananéens n’avaient aucun sens moral. Les textes montrent les effets dégradants du culte de ces divinités, l’accent étant porté sur la guerre, la prostitution sacrée et le sexe, avec l’avilissement social qu’on imagine. À lire ces poèmes, on comprend la répulsion que les vrais fidèles du Yahvisme ont éprouvée pour ces cultes. Les lois divines données à l’Israël antique étaient un rempart contre pareil faux culte.
                   
 
 
Les lois divines données
à l’Israël antique,
Un rempart
contre le paganisme
 
    Les textes mis au jour

attestent la bassesse
de la religion ougaritique
 
                   
À Ougarit, divination, astrologie et magie étaient courantes. On cherchait des signes et des présages non seulement dans les corps célestes, mais aussi dans des fœtus mal formés et dans les viscères d’animaux sacrifiés. À l’inverse, les Israélites devaient rejeter de telles pratiques (Deutéronome 18:9-14).  AA263  A185
                   
La Loi mosaïque interdisait clairement la bestialité (Lévitique 18:23). Dans les écrits découverts, Baal s’accouple avec une génisse. Que dire de ses prêtres qui rejouaient son parcours mythologique ?
 
La lacération rituelle était apparemment une coutume chez les adorateurs de Baal (1 Rois 18:28). En réaction à la mort de Baal, El se taillada la peau avec un couteau, se fit des incisions avec un rasoir ; il s’entailla les joues et le menton. Les Israélites ont reçu ce commandement : « Vous ne devez pas vous faire d’entailles dans la chair pour une âme décédée. » (Lévitique 19:28).

A Ougarit, on est loin du sommet éthique et moral
atteint dans la Bible

Un poème
ougaritique

laisse à penser

que la cuisson

d’un chevreau

dans du lait

faisait partie
d’un rite cananéen
de la fertilité.
 
De son côté,

la Loi mosaïque
ordonnait aux
Israélites :


« Tu ne dois pas
faire cuire
un chevreau
dans le lait
de sa mère. »

(Exode 23:19).
                   
Cet interdit a été interprété comme une loi de rupture avec les rites cananéens. AA261
D’autres hypothèses sont proposées. AA262
                   
  Ougarit         Israël  
                   
Panthéon de 200 divinités
Dieu de l’orage
Divination, astrologie
Bestialité
Culte des morts AA264
Lacération
Cuisson chevreau
   
Yhwh, Dieu unique
Yhwh, Maître des saisons Deut 11:14
Condamnation : Deutéronome 18:9
Condamnation : Lévitique 18:23
Non prescrit et contraire aux Écritures
Condamnation : Lévitique 19:28
Condamnation : Deutéronome 14:21
                   
Un examen des textes de Ras Shamra permet de progresser dans la compréhension du sens de nombreux vocables du texte hébreu. L’apport d’Ougarit est considérable pour l’étude de la Bible hébraïque. Au point de vue linguistique, des termes archaïques trouvent leur sens par la littérature ougaritique. Des formes adverbiales inconnues de l’hébreu postérieur sont reconnues et donnent un sens à la phrase biblique.  AA265

Si rapprochement il y a, il est purement littéraire,
et non spirituel

Ainsi, un mot hébreu utilisé en Isaïe 3:18 est généralement rendu par « bandeaux » (Lit : ‘les petits soleils’). Or, une racine ougaritique similaire désigne à la fois le soleil et la déesse solaire. Les femmes de Jérusalem mentionnées dans la prophétie d’Isaïe portaient donc peut-être de petits pendentifs en forme de soleil ainsi que des « ornements en forme de lune » en l’honneur des dieux cananéens. En Proverbes 26:23 dans le texte massorétique, « les lèvres brûlantes et un cœur méchant » sont comparés à un vase de terre couvert d’écume d’argent. Une racine ougaritique permet de rendre la comparaison par « comme un vernis sur un tesson ». Ce texte a été traduit ainsi : « Comme une glaçure d’argent appliquée sur un tesson,...» (TMN) ou « Comme un vernis sur de l’argile, (Bible du semeur). Une étude des documents juridiques d’Ougarit a ainsi permis à S.A. Löwenstamm de proposer une meilleure traduction du texte d’Hababuc 2:3AA266
                   
Des exégètes affirment cependant que des passages bibliques furent adaptés de la poésie ougaritique. Pour certains, le psaume 29 serait une adaptation yahviste d’un hymne cananéen plus ancien à la louange de Baal, le dieu de l’orage. Mais cette conclusion ne fait pas l’unanimité.
                   
 

Un substrat culturel cananéen

de la religion d’Israël ?
 
    Un rapprochement purement

littéraire, et non spirituel
 
                   
Les similitudes, par exemple dans les tournures, les parallélismes poétiques et les figures de style prouvent-elles qu’il y a eu adaptation ? C’est plutôt l’absence de telles similitudes qui serait étonnante. « La raison de cette similitude de forme et de contenu est culturelle : malgré leurs indéniables disparités géographiques et temporelles, Ougarit et Israël appartenaient toutes deux à une entité culturelle plus vaste ayant en partage un même vocabulaire poétique et religieux. »  Garry Brantley conclut donc : “ C’est faire de l’exégèse abusive que de fondre à tout prix croyances païennes et texte biblique sur la base de simples analogies linguistiques.  Garry Brantley, Pagan Mythology and the Bible.
                   
   
Ces textes forment une véritable toile de fond
sur laquelle se dessinent les contours de la société
et de la religion proprement bibliques.
Et il ne s’agit pas seulement de rapprochements
linguistiques, type de conjugaison ou vocabulaire,
mais d’images, et de véritables parallèles.
Mais les points communs de doivent pas faire oublier
les grandes divergences. AA268
 
   

L'invention de Dieu ?

 
Yahvé prendrait-il

la place du puissant El ?

 
 
C’est la thèse de Thomas Römer.
Pour lui les deux dieux ont pu être honorés de
façon concomitante et ce n’est que progressivement
que la religion d’Israël s’est unifiée autour de Yahvé et de lui seul.  Le monothéisme serait donc un acte politique et il naît à l’époque de la destruction
de Jérusalem.  AA267
                   
Cependant, pour Henri Cazelles, « Ce n’est pas parce que le dieu suprême El est connu à la fois à Jérusalem et à Ougarit qu’on peut assimiler la religion d’Ougarit à la religion biblique. Encore moins parce que l’on y rencontre une fois le dieu YW (Yahwéh). La religion d’Ougarit est profondément polythéiste et légendaire. »
                   
Et pour Vigouroux, « El a régulièrement dans l’AT une valeur appellative, de même qu’Elohim, de sorte qu’il peut s’appliquer aux faux dieux comme au vrai Dieu. Ce mot signifierait « Puissant, Fort » (Ge 14:18). Par la suite, pour désigner le vrai Dieu d’une manière précise et sans équivoque, dans les écrits en prose on détermine El soit par un adjectif (le Dieu vivant ; le Dieu très Haut), soit par un complément (le Dieu, dieu de ton père ; le Dieu d’éternité).

On doit remarquer que ce sont les auteurs les plus anciens qui se sont servis du mot El. Il a surtout été conservé par les poètes, à qui l’emploi de ce mot monosyllabique était plus commode que celui d’Elohim. »  AA269

D’autres spécialistes ont émis un avis similaire concernant l’emploi d’ Èlohim. AA270 AA271
                   
 
Aucune découverte archéologique, pas même celle des Rouleaux de la mer Morte, n’a eu une telle incidence sur la compréhension de la Bible. Les études réalisées à propos d’Ougarit continueront certainement d’aider l’étudiant de la Bible à cerner le contexte culturel, historique et religieux des rédacteurs de cet ouvrage et de la nation hébreue en général.
 
En réalité, à Ougarit, on est loin du sommet moral, éthique, atteint dans la Bible. Si rapprochement il y a, il est purement littéraire, et non spirituel.
 
                   
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