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Les mythes de création et le récit de la Genèse

Toutes les religions et peuples de l'antiquité ont prétendu expliquer l'origine des choses. Ces divers systèmes cosmogoniques ont des traits communs qui semblent accuser une communauté d'origine; mais la plupart ont été dénaturés au cours des siècles par l'addition de détails puérils, souvent en contradiction avec les données de la science. La cosmogonie qui figure en tête de nos Livres Saints aurait-elle échappé à cette corruption séculaire ? Analyse de cette question avec la vitrine 15 de la salle 3 des Antiquités orientales du musée du Louvre.
                           
  Dans la mythologie,
les dieux peuvent être impliqués dans la création
du monde et du cosmos
de différentes manières.

Elle peut résulter
d'un engendrement ou
d'un combat entre les dieux.


<= Vitrine 15 de la salle 3
du département des
Antiquités Orientales

Tablettes des mythes de création

Les mythes de création

Il existe plusieurs théories sumériennes des origines. Pour les théologiens d'Eridu, ville du dieu de la sagesse Enki/Ea, située au bord de la lagune, l'homme fut créé à partir d'une motte d'argile. Au début des temps, les dieux, alors seuls dans l'univers, se plaignent de devoir entretenir les rivières et les canaux, un travail indispensable à la survie de la plaine mésopotamienne. Enki - né de l'argile primordiale, émergée de l'océan d'eaux douces sur lequel flotte la terre sous forme du limon fertile déposé par le Tigre et l'Euphrate - charge sa mère de façonner un homme avec cette même argile. La déesse mouille la terre et lui donne vie. Le destin de cette créature sera de servir les dieux. Enki et la déesse-mère, Ninmah, célèbrent la naissance de l'homme en s'enivrant. Ils modèlent alors sept êtres humains handicapés, auxquels Enki assigne un rôle dans la société. Voir ainsi la tablette AO 7036 (5), Enki et Nimmah, mythe sumérien de la création de l'homme, début II millénaire av.n.e.
                           
AO 4153 (1)  AA299
Mythe de création archaïque
évoquant les noces cosmiques du ciel et
de la terre au moment de leur séparation,
avant la naissance des dieux
AO 6724 (3)
Mythe de création sumérien :
« Enki et Ninhursag » ou
le mythe de Dilmun
Date de composition : fin du IIIe millénaire
   
                           
AO 6715 (2)  AA300
Mythe cosmogonique sumérien
évoquant la naissance de la végétation
et la fable de l'arbre et du roseau
Fin du III millénaire avt.n.è
AO 6020 (4)
Mythe de création sumérien
« Enki et l'ordre du monde »
Début du IIe millénaire avant J.-C.
Basse Mésopotamie (Iraq)
                           
Enki, dieu créateur et de la sagesse, veut organiser la terre pour assurer l'abondance au pays de Sumer dont la puissance, maintenue par un souverain éclairé, lui permettra d'importer les matériaux précieux dont il manque. Faisant le tour de son domaine, Enki décrète le destin et nomme les richesses des différentes parties de Sumer, auquel il donne l'agriculture, l'élevage et l'industrie textile, qui seront les objets d'échanges pour les matières à importer. Aux riches pays étrangers dont Sumer dépendait pour les obtenir, il fait don des matières premières : les métaux, le bois et les pierres précieuses. Dilmun (Bahrein et la côte arabique), comme Magan (la péninsule d'Oman) et Meluhha (la vallée de l'Indus), les partenaires commerciaux, pacifiques et indispensables, sont pourvus d'un bon destin. Inversement, les pays d'Elam et de Marhashi, situés en Iran, doivent apporter leurs richesses à titre de butin de guerre. Le mythe est donc un reflet de la situation politique et économique. Cette  tablette du Louvre (4) porte la fin du mythe.
                           
On peut donc imaginer la création comme un engendrement. En Égypte, dans la cosmogonie héliopolitaine, le monde trouve son origine dans les actes sexuels des dieux, comme d'ailleurs dans la théogonie d'Hésiode. Cette conception ne se retrouve pas dans le récit de la Genèse; même si certains pensent qu'on en trouve des traces ailleurs dans la Bible comme en Psaume 90:1AA301
                           
La création du ciel et de la terre peut également résulter d'un combat entre les dieux. À vrai dire, aucun mythe sumérien consacré à la création du cosmos n'a encore été retrouvé. En assemblant des données éparses SN Kramer est parvenu à reconstituer le schéma suivant : la mer primordiale, personnifiée par la déesse Nammu, a donné naissance au ciel (An) et à la terre (Ki), étroitement unis en une montagne cosmique. De leur union sont nés les grands dieux, les Annunaki, et notamment Enlil. Ce dernier a séparé le ciel et la terre, puis il a emporté cette dernière, tandis qu'An emportait le ciel. Cette idée que la mer est l'élément primordial et que l'univers est né de la séparation par un tiers, de l'éclatement de ses propres constituants, a été adopté par les Babyloniens et est au cœur de la légende la plus complète et détaillée que nous possédions : la grande épopée cosmique à laquelle on donne souvent pour titre les mots qui ouvrent le récit, "Lorsqu'en haut ..."  A121
                           
 

L'épopée babylonienne décrit
un état primordial où Apsou
et Tiamat se mêlent dans
un acte amoureux continuel.

   
Le monde naît à la suite
d'un combat contre un monstre
aquatique et du corps
d'une déesse coupée en deux
 
                           
Cette grande épopée babylonienne Enuma Elish du début du 1er millénaire av.n.è présente la description d'un état primordial où Apsou et Tiamat (les eaux salées) se mêlent dans un acte amoureux continuel. De cette union naissent différentes générations de dieux. Apsou veut tuer sa descendance, mais il est lui-même tué par le dieu Ea qui devient alors le nouveau maître des eaux douces. Tiamat veut se venger de la mort de son mari, mais elle est tuée par Mardouk, qui devient alors le dieu suprême. Avec les dépouilles de Tiamat il crée l'univers. Il étire les deux côtés de son corps et crée d'un côté les cieux et de l'autre la terre. De l'intérieur de Tiamat il fait la nuit. De ses yeux sortent deux grands fleuves, le Tigre et l'Euphrate. Ainsi le monde naît à la suite d'un combat contre un monstre aquatique. AA302
                           
Certains ont cru retrouver cette notion dans le Psaume 74:13 : " Tu as fendu la mer par ta puissance, tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux. Tu as écrasé la tête du Léviathan." (Bible Segond 21). Ce psaume rappelle en termes symboliques les interventions de Dieu pour sauver son peuple Israël. Des auteurs ont pu voir dans l'AT des réminiscences de certains concepts babyloniens. Nous avons là des allusions au combat opposant Marduk à Tiamat. Ce mythe serait né à Mari et Alep au 18 eme av.ne, où le combat entre le dieu de l'orage (équivalent de Marrduk) et la mer (Tiamat) est déjà avéré. AA304  AA303

Bible a-t-elle emprunté à des histoires
babyloniennes de la création ?

Certains ont attiré l’attention sur ce qu’ils croyaient être des similitudes entre le poème babylonien et le récit génésiaque de la création.  Ainsi pour l'érudit Thomas Römer, des éléments préexistent à la parole divine : le tohou-wa-bohou (un état chaotique), les ténèbres et l'océan primordial, appelé en hébreu tehom, dérivant probablement de la même racine que Tiamat. Il ne s'agit pas d'une création ex nihilo. Ces matériaux primordiaux sont transformés d'abord par des actes de séparation. Ce récit proviendrait des prêtres judéens exilés à Babylone, où ils auraient eu connaissance des cosmogonies babyloniennes. En appelant ce dieu Elohim, qui peut se comprendre comme un pluriel (dieux), ils suggèrent que l'Un peut intégrer le Multiple. AA305  AA271
                           
On lit cependant dans le premier texte de la Bible : " Au commencement Dieu créa les cieux et la terre." Le verbe hébreu bara, créer, marque toujours une action divine et une intervention extranaturelle. Il est employé 47 fois dans la Bible. C'est là son sens reçu; mais il n'a jamais d'autre signification. Les termes asah, yasar, banah, sont des mots qui expriment des opérations humaines ou divines. Mais le terme bara signifie une action nécessairement divine. Le sens usuel et unique de ce terme bara marque une action qui demande la toute-puissance divine.  AA306
                           
  Il existe une divergence de fond
entre les concepts des récits
babylonien et hébreu.
   
Le sens du terme hébreu bara,
marque une action qui demande
la toute-puissance divine.
 
 
                           
 
Le poème babylonien est mythologique et polythéiste.
On ne trouve jamais posée la question de l'origine des choses.
 
   
La Genèse dénote
un monothéisme élevé et
aucune contradiction avec
les faits scientifiques.
 
                           
En réalité, il existe une telle divergence de fond entre les concepts de base des récits babylonien et hébreu qu'un emprunt au texte simple mais cohérent de la Genèse est inconcevable. Une différence importante réside dans les conceptions religieuses des deux. Le poème babylonien est mythologique et polythéiste. Sa conception de la divinité n’est en aucune façon élevée. Ses dieux aiment et haïssent, ils manigancent et complotent, combattent et détruisent. Mardouk, le champion, ne l’emporte qu’après une lutte acharnée qui le laisse presque sans forces. La Genèse, pour sa part, dénote le monothéisme le plus élevé. A124

Il n'existe aucun mythe sumérien qui se rapporte formellement à la création de l'univers. Les cosmogonies babyloniennes sont toutes des transformations. Cette origine part toujours de quelque chose à transformer. On ne trouve jamais posée la question de l'origine des choses. À supposer, comme le pensent la plupart des spécialistes, qu’il y ait un lien entre les deux narrations, on ne saurait mieux se rendre compte de l’inspiration du récit biblique qu’en le plaçant en regard du récit babylonien. Quand on le lit aujourd’hui dans la Genèse, le chapitre révèle toujours la majesté et la puissance du Dieu unique, et il engendre chez l’homme moderne, comme il le faisait chez l’Hébreu de l’Antiquité, une disposition à adorer envers le Créateur. On ne trouve jamais posée la question de l'origine des choses. A120 A122

La supériorité de la cosmogonie mosaïque

Pour saisir la supériorité un récit de la Genèse, il est intéressant de considérer les autres récits. Les traditions phéniciennes transmises par Eusèbe nous représentent le monde primitif à l'état de chaos et enveloppé de ténèbres; puis l'Esprit et le chaos s'unirent pour produire le monde. L'Inde propose deux cosmogonies. Celle du Rig-Véda est obscure et présente la divinité s'immolant pour donner naissance au monde; le code de Manou montre le Seigneur produisant les eaux dans lesquelles il dépose un germe. Dans la cosmogonie égyptienne, le dieu créateur Ptah façonne l'homme sur un tour de potier. Le Livre des Morts raconte que Ré, le dieu-soleil, avait quitté un jour son œil qui brille au ciel. Sw et Tefnwt lui rapportèrent l'œil; celui -ci se mit à pleurer et de ses larmes surgirent les hommes. Chez les Persans, on retrouve la division en six périodes. Il y a sept cieux. Le taureau fut créé avant tout autre animal. L'homme tira son corps du bras droit du premier taureau. La Grèce fournit peu de choses sur l'origine du monde. Au contraire, on trouve de longs détails sur l'origine des dieux, qui doivent leur naissance à une série de transformations. Hésiode parle d'un âge d'or qui pourrait être un souvenir altéré du paradis terrestre. AA310
                           
 

Peut-on vraiment croire que l'homme vienne des larmes de Ré ? Ou penser que les cieux et la terre proviennent du corps d'une déesse coupé en deux ?

  Deux exemples
des mythes de la création auxquels plusieurs générations
de babyloniens et d'égyptiens
ont jadis ajouté foi
 
                           
Ce court aperçu donne une idée de l'extravagance des cosmogonies païennes et montrent qu'elles ne sauraient entrer en comparaison avec le récit si simple et si rationnel de la Genèse. Un récit tout entier sobre, net, clair et conforme à la raison. On n'y entrevoit ni système philosophique, ni fantaisie de poète, ni mythe obscur, ni fables puériles. C'est à ce récit si simple qu'il faut ramener les exagérations des autres cosmogonies. 

La Genèse, le récit caché de la création ?

Un examen attentif du texte biblique ne révèle aucune contradiction avec les faits scientifiques avérés. Quelques exemples. Le récit de la Genèse s’ouvre par cette déclaration simple mais puissante : “ Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. ” (Genèse 1:1). De nombreux biblistes sont unanimes : ces mots évoquent un acte distinct de ceux qui ont été accomplis durant les jours de création décrits à partir du verset 3. L’Univers, et donc aussi la Terre, existait depuis une période indéterminée avant que ne commencent les jours de création. Cette affirmation très générale ne donne aucune indication sur le temps qu'il a fallu pour créer l'univers ni sur la méthode employée.
                           
                           
Qu’en est-il des jours de création ? Ont-ils littéralement duré 24 heures ? La Bible ne l’indique pas ; par contre, la formulation des chapitres 1 et 2 de la Genèse montre qu’ils se sont étendus sur de très longues périodes de création. Il est à noter que le mot hébreu traduit par “ jour ” peut désigner divers espaces de temps, et pas uniquement une période de 24 heures. AA307
                           
 

La Genèse n’enseigne pas que
la Terre et l’Univers ont été créés
en six jours de 24 heures
il y a quelques milliers d’années

  Moïse a écrit son récit avec
l’optique d’un observateur
terrestre et parle d'un déroulement graduel.
 
                           
Moïse a écrit son récit en hébreu et avec l’optique d’un observateur terrestre. Genèse 1:3-31 ne traite pas de la création originelle de la matière ou des corps célestes. Ce passage décrit l’aménagement de la terre — qui existait déjà — en une demeure pour l’homme. Cela comprend la création des principales espèces végétales, marines, volantes et terrestres, et du premier couple humain. Le langage biblique n’exclut pas la possibilité que durant chaque “ jour ”, ou période de création, certains des actes créateurs majeurs se soient produits de façon graduelle plutôt qu’instantanée, et se soient même poursuivis pendant les “ jours ” de création suivants.

Dans la description des événements du premier “ jour ”, le mot hébreu rendu par lumière est ʹôr, lequel désigne la lumière au sens général. La lumière venant du soleil (qui existait déjà) n’atteignait pas la surface terrestre, peut-être en raison de nuages épais qui l’empêchaient de percer (Job 38:9). Cet écran a commencé à se dissiper, laissant pénétrer dans l’atmosphère une lumière diffuse. Mais pour le quatrième “ jour ”, c’est un autre mot, maʹôr, lequel désigne la source de la lumière. L’atmosphère s’était progressivement éclaircie au point que le soleil et la lune sont apparus “ dans l’étendue des cieux ”. (Genèse 1:14-16.) En d’autres termes, le soleil et la lune étaient désormais visibles depuis la terre. La Bible décrit aussi l’étendue ou atmosphère qui est au-dessus de nous avec la plus grande exactitude. AA308
                           
Dans son récit Moïse a écrit que l’Univers a eu un commencement et que la vie est apparue par étapes, graduellement, sur plusieurs périodes.
 

Une chance sur
trois millions

 
                           
Ce récit définit 10 étapes principales qui sont décrites dans un ordre exact. Comment Moïse a-t-il eu accès à des informations scientifiques aussi précises il y a 3 500 ans? Le calcul des probabilités estime qu'il avait une chance sur trois millions d'écrire dès le premier essai un tel récit. AA309
                           
La question de nos origines est naturelle et semble être une constante anthropologique. Les réponses devraient être accessibles à tous. Ce n'est pas le cas de ces récits mythiques de la création dont les tablettes sont exposées dans les musées et commentées dans des livres spécialisés. A l'inverse la diffusion mondiale de la Bible, la Parole " inspirée par Dieu " (2 Tim 3:16), permet à chacun d'avoir une réponse certes simple, mais aussi en accord avec les faits scientifiques.  AA311 

Et pour le chrétien, c'est aussi à ce récit originel que Jésus-Christ croyait. - Marc 10:6 ; Matthieu 19:4




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